Villa Jean Andrée on the Cap d'Antibes

C’est pour sa troisième épouse, Andrée Caron, que l’Aga Khan III acheta en 1929 l’ancienne Villa Taormina, qui avait été modifiée au début du XXe siècle pour Mme Bertrand. Quelques années auparavant, le chef des Ismaéliens avait épousé Andrée à Aix-les-Bains. Il la connaissait depuis qu’elle avait 12 ans, étant la fille d’amis proches. Elle deviendra par la suite directrice d’une maison de couture à Paris.
Après avoir rebaptisé la propriété Villa Jane-Andrée, le nouveau propriétaire entreprit plusieurs transformations. Il acquit d’abord quatre terrains voisins, constituant ainsi un parc d’environ 6 000 m². Il fit disparaître le court de tennis afin d’agrandir l’entrée et planta de nombreux arbres, tels que des cèdres, mimosas, pommiers, oliviers, entre autres. La villa elle-même fut agrandie avec l’ajout d’une aile supplémentaire ainsi qu’une loggia à arcades de style Art déco / néo-provençal.
L’intérieur fut aménagé avec un luxe raffiné : mobilier Louis XV, tapis issus des écoles françaises et flamandes des XVIIe et XVIIIe siècles, mais aussi paravents persans et tables basses indiennes finement gravées. L’ensemble témoignait du goût du leader religieux pour la culture française, mêlée à des influences orientales.
À la suite de son divorce avec Andrée Caron en 1943, l’Aga Khan quitta définitivement la propriété, que son ancienne épouse conserva pendant plus de 40 ans.
Abandonnée durant plusieurs années, la Villa Jane-Andrée devint un lieu occupé par des squatteurs, dans l’attente d’une restauration qui lui rendrait son prestige d’antan.
Ces dernières années, la somptueuse villa a été entièrement restaurée et a retrouvé toute sa splendeur. Il ne s’agit pas d’une propriété à la vente ou à la location — veuillez consulter notre sélection de villas à louer au Cap d’Antibes.

Villa Jane Andrée Cap d'Antibes[/caption]