Le Point de Saint Hospice - L'immobilier sur la pointe tranquille du Cap Ferrat

Une pointe à part
À l'extrémité est de la presqu'île de Saint-Jean-Cap-Ferrat, Saint Hospice occupe un tronçon de littoral qui commence au Château Saint Jean, englobe la plage de Paloma, et se termine à la Pointe des Fossettes. Le lieu est plus calme et plus recueilli que le centre du village, bien que son identité reste étroitement liée à la presqu'île dans son ensemble, à travers sa chapelle, ses sentiers de promenade et sa longue association avec des résidences privées qui changent rarement de mains.
Les villas y sont rares, et elles ne sont pas données. La plupart des propriétés de Saint Hospice se trouvent directement en bord de mer, avec une exposition est donnant sur Monaco et l'Italie. Les terrains y sont exceptionnellement vastes, même selon les standards de la Côte d'Azur, et les images satellite de la pointe montrent plusieurs propriétés disposant chacune de deux piscines, de courts de tennis et de pool houses.
Les villas de Saint Hospice
Parmi les propriétés les plus importantes de la pointe figurent la Villa Fiorentina, la Cucci Noya, la Fadarello, la Villa Brasilia, et la Petite Fiorentina, anciennement propriété de la famille Givenchy.
La plus reconnaissable d'entre elles est la Villa Fiorentina elle-même, distinguée par sa façade en terre cuite rouge et sa position dominante sur la pointe. La propriété fut construite en 1917 pour la comtesse de Beauchamp, au sein d'un parc de 22 hectares, avant de passer entre les mains de Sir Edmund Davis, magnat des mines de diamants sud-africain, à qui l'on doit une grande partie du sentier côtier qui borde encore aujourd'hui la petite presqu'île. La Villa Fiorentina aurait été estimée par Forbes à 525 millions de dollars, la plaçant parmi les maisons les plus chères au monde.
La chapelle de la pointe
Saint Hospice tire son nom de Saint Hospitius, un moine bénédictin qui, selon la légende, aurait vécu dans une tour sur la pointe au VIe siècle. La chapelle qui s'y dresse aujourd'hui fut construite au XIe siècle sur le site d'un sanctuaire plus ancien, restaurée sous le règne du Duc de Savoie au XVIIe siècle, agrandie au XVIIIe siècle, et dotée de son portique en 1826. Une statue en bronze de la Vierge Marie, haute de 11,40 mètres, fut ajoutée par le sculpteur italien Galbusieri en 1904, et reste visible depuis une grande partie de la pointe aujourd'hui.
Le promontoire porte également d'autres strates d'histoire aux côtés de ses villas : un cimetière en bord de mer, créé en 1905, un cimetière militaire belge lié aux victimes de la Première Guerre mondiale soignées à la Villa Les Cèdres à proximité, et un poste de sémaphore construit en 1862 sous Napoléon III.
Contexte : la presqu'île dans son ensemble
Saint Hospice se situe au sein d'une presqu'île qui compte plus de 500 villas, représentant environ 80 % des biens immobiliers de la commune. Nombre de ces demeures conservent le caractère Belle Époque typique de la région, même lorsque leurs intérieurs ont depuis été entièrement modernisés. La Villa Ephrussi de Rothschild, construite en 1905 pour Béatrice Ephrussi de Rothschild sous la forme d'un palazzo de style toscan et aujourd'hui transformée en musée, ainsi que la Villa des Cèdres, entre les mains de la famille Marnier-Lapostolle depuis 1924 et aujourd'hui en partie jardin botanique, permettent toutes deux de mieux comprendre le contexte plus large dans lequel s'inscrit une pointe comme Saint Hospice.
En 2024, Saint-Jean-Cap-Ferrat était devenue la deuxième commune la plus chère de France, avec un prix moyen de 15 819 euros le mètre carré — un chiffre que les propriétés les plus exceptionnelles de Saint Hospice dépassent plusieurs fois.
