← Retour au blog

Le Parc Fiorentina Cannes

CannesCôte d'Azur

Que vous vient‑il à l’esprit lorsque vous pensez à Cannes, dans le sud de la France ? Des yachts somptueux ? Des villas sublimes accueillant des invités glamour, abreuvés de cocktails ? Vous avez raison, bien sûr — et Le Parc Fiorentina, situé dans le quartier de La Californie, incarne parfaitement cet esprit cannois, et bien plus encore.

Les origines : une villa d’exception

À la fin des années 1870, ce quartier très prisé attirait déjà une communauté internationale, parmi laquelle l’homme politique et banquier britannique Sir Julian Goldsmith. Séduit par La Californie, Goldsmith fit édifier une vaste villa d’inspiration palladienne, comprenant quatre étages, huit colonnes de marbre, pas moins de douze suites principales et neuf chambres pour le personnel.

Nichée au cœur de trois hectares de jardins à l’italienne, l’ambitieuse demeure fut baptisée Villa Fiorentina, en hommage à l’épouse de Goldsmith, originaire de Florence.

L’époque du comte Vitali

Moins de vingt ans plus tard, la villa fut acquise par le comte italien Vitali et son épouse, issus d’une famille de célèbres marchands vénitiens. Déjà propriétaires de nombreux châteaux et villas, le couple était réputé pour son hospitalité généreuse et son mode de vie mondain.

Passionné de musique, le comte organisait fréquemment des concerts dans la villa ou sur son yacht, le Katoomba, qu’il rebaptisa plus tard Fiorentina II. Ils agrandirent le domaine en y ajoutant :

  • une chapelle privée, surmontée d’une cloche Belvédère visible depuis tout Cannes,
  • un théâtre,
  • une salle de concert privée accueillant de nombreux musiciens célèbres de l’époque.

Des ajouts plus audacieux complétèrent la villa :

  • une « salle d’eau »,
  • un temple grec,
  • un jardin d’hiver regorgeant de fougères arborescentes et de plantes grimpantes, accessible depuis la salle à manger.

Grand collectionneur de voitures, le comte fit également venir son impressionnante flotte automobile, bien que la presse locale ait douté de ses talents de conducteur après plusieurs accidents très médiatisés.

L’ère du baron von Weinberg

Vers 1910, le domaine fut racheté par un Allemand, le baron Carl von Weinberg, qui perpétua la tradition des réceptions fastueuses. Parmi ses invités figuraient :

  • le prince Bernard de Saxe‑Meiningen,
  • le baron Stick von Steenberg,
  • la princesse Ghika,
  • la comtesse Diesbach de Bellroche,
  • la comtesse Potocka.

Le baron accueillait fréquemment ses convives vêtu d’une robe de velours noir, d’un corsage brodé de diamants, accompagné de tiares serties de strass et d’émeraudes.

Déclin puis renaissance

Inévitablement, la Première Guerre mondiale mit fin à cette époque festive, et la Villa Fiorentina fut placée sous séquestre. Elle fut finalement vendue aux enchères en 1921 à l’Américaine Myra Abigail Pankhurst, qui devint plus tard la princesse Daria Karageorgevitch après son mariage avec un membre de la royauté serbe.

Connue pour son tempérament imprévisible, la princesse introduisit une douzaine de paons sur le domaine, redessina les jardins et remania la villa. Elle fit notamment supprimer le dernier étage pour créer une spectaculaire terrasse panoramique.

Après la Seconde Guerre mondiale

Après 1945, le bâtiment fut de nouveau transformé :

  • il fut divisé en appartements,
  • son mobilier fut vendu aux enchères.

Des financiers rachetèrent ensuite la villa, lui redonnèrent un toit et ajoutèrent des balcons, seule la chapelle demeurant intacte. Elle fut finalement acquise par le peintre Emmanuel Bellini, qui en fit son atelier et empêcha ainsi sa destruction.

Aujourd’hui : un domaine résidentiel prestigieux

Un appartement de deux chambres y est disponible à la location dans la résidence. Il est :

  • magnifiquement meublé avec des matériaux de qualité,
  • doté d’une terrasse exposée sud‑ouest (42 m²),
  • entièrement climatisé,
  • et vendu avec parking.